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Préparer sa consultation

Comment préparer une consultation en neurochirurgie ?

Une consultation de neurochirurgie n’est pas seulement la lecture d’une IRM. Elle met en relation votre histoire, l’examen clinique, les images et vos priorités. Cette préparation simple vous aide à utiliser le temps du rendez-vous pour obtenir des réponses réellement utiles.

L’essentiel en quelques points

  • Apportez les images originales et leurs comptes rendus, même si un autre médecin les a déjà vus.
  • Préparez une chronologie courte de vos symptômes, de leur évolution et des traitements déjà essayés.
  • Notez vos médicaments, allergies, antécédents et questions importantes avant de venir.
  • Un proche peut vous accompagner si cela vous aide à comprendre, mémoriser ou décrire la situation.

Pourquoi cette préparation change la qualité de l’échange

En neurochirurgie, une image spectaculaire ne suffit pas à expliquer une douleur, une faiblesse ou un trouble de la sensibilité. De nombreuses anomalies visibles à l’IRM peuvent être anciennes, stables ou sans rapport direct avec le symptôme qui motive la consultation. À l’inverse, un détail clinique précis — une douleur qui descend selon un trajet particulier, une gêne récente à la marche, une perte de force dans un geste quotidien — peut orienter la lecture des examens. Le rôle du rendez-vous est donc de faire correspondre trois éléments : ce que vous ressentez, ce que le médecin constate lors de l’examen et ce que montrent les images. Une préparation structurée facilite ce rapprochement sans remplacer l’analyse médicale.

Préparer ne signifie pas arriver avec un diagnostic déjà décidé ni chercher à employer un vocabulaire technique. Votre expérience est la donnée la plus importante : quand le problème a commencé, comment il a évolué, ce que vous ne pouvez plus faire, ce qui vous inquiète et ce que vous attendez de l’avis spécialisé. Un dossier ordonné libère du temps pour la discussion. Il réduit aussi le risque de consacrer une partie du rendez-vous à rechercher un résultat manquant, à reconstituer une ordonnance de mémoire ou à découvrir trop tard qu’une imagerie utile se trouve sur une plateforme inaccessible. L’objectif est simple : permettre une décision plus claire et vous aider à repartir en sachant ce qui est établi, ce qui reste incertain et quelle est la prochaine étape.

Commencez par une pochette unique, papier ou numérique

Rassemblez votre dossier dans un seul support quelques jours avant la consultation. Une pochette papier convient très bien ; un dossier numérique clairement nommé peut être utile si vos documents vous ont été transmis par courriel ou par un portail sécurisé. Classez les éléments du plus récent au plus ancien, en séparant l’imagerie, les comptes rendus de consultation, les analyses biologiques, les comptes rendus opératoires et les ordonnances. Si votre parcours a impliqué plusieurs établissements, vérifiez que les documents portent votre nom et leur date. Cette méthode très simple permet au spécialiste de comprendre rapidement le fil de votre prise en charge, notamment lorsqu’il existe plusieurs épisodes ou plusieurs niveaux du rachis concernés.

Évitez toutefois de supprimer vous-même les documents qui vous paraissent répétitifs ou inutiles. Un ancien compte rendu peut montrer qu’une anomalie était déjà présente, qu’un symptôme s’est modifié ou qu’un traitement a déjà été tenté. Vous pouvez placer en première page une feuille récapitulative contenant vos coordonnées, le motif du rendez-vous, les traitements actuels et trois dates importantes. Ce résumé n’a pas besoin d’être long : une page suffit. Gardez les originaux importants avec vous et transmettez des copies lorsque le cabinet les demande. Pour les documents numériques, prévoyez une solution indépendante de votre connexion mobile, par exemple un téléchargement local ou le support fourni par le centre d’imagerie.

  • Pièce d’identité et documents administratifs demandés par le cabinet
  • Courrier d’adressage ou note du médecin qui vous oriente
  • Comptes rendus d’IRM, de scanner, de radiographie et d’électromyogramme
  • Images originales sur CD, clé, QR code ou portail sécurisé
  • Ordonnances et liste complète des traitements réellement pris
  • Comptes rendus d’hospitalisation ou d’intervention antérieure

Apportez les images, pas seulement le compte rendu

Le compte rendu du radiologue résume les principales observations et répond à la question formulée au moment de l’examen. Il est indispensable, mais il ne remplace pas toujours l’accès aux images. Lors d’un avis neurochirurgical, le médecin peut avoir besoin de revoir les coupes, de comparer plusieurs niveaux, d’évaluer la relation entre une structure nerveuse et les tissus voisins, ou de confronter deux examens réalisés à des dates différentes. Une phrase isolée dans un compte rendu ne permet pas toujours cette lecture. Apportez donc, lorsque cela est possible, le support complet fourni par le centre d’imagerie ainsi que les identifiants nécessaires pour ouvrir un portail en ligne.

Avant le rendez-vous, testez le CD ou le lien si vous en avez la possibilité. Certains portails expirent ou nécessitent un code envoyé par SMS ; certaines clés contiennent seulement le compte rendu. Si l’examen a été réalisé dans un autre pays ou si les documents sont dans une autre langue, conservez les images originales et apportez toute traduction officielle déjà disponible, sans modifier les fichiers. Ne faites pas une sélection de captures d’écran depuis votre téléphone : elles peuvent perdre des informations et ne montrent qu’une partie de l’étude. Si vous ne parvenez pas à récupérer les images, venez tout de même avec le compte rendu et signalez-le au cabinet ; le médecin décidera si l’examen disponible suffit ou si un accès complémentaire est nécessaire.

Racontez le début des symptômes avec des repères concrets

Une chronologie précise vaut mieux qu’une description très longue. Notez la période de début, le caractère soudain ou progressif et le contexte : effort, chute, accident, infection récente, intervention, ou apparition sans événement particulier. Indiquez ensuite les grandes étapes. Par exemple : douleur lombaire pendant plusieurs semaines, apparition d’une douleur dans la jambe, puis fourmillements du pied et gêne à la marche. Si plusieurs symptômes ont commencé à des moments différents, séparez-les. Les dates approximatives sont acceptables lorsque vous ne vous souvenez pas du jour exact ; des repères comme “avant les vacances”, “deux semaines après la chute” ou “depuis trois mois” sont utiles.

Décrivez aussi l’évolution : stable, fluctuante, améliorée, aggravée ou transformée. Une douleur qui diminue alors qu’une faiblesse apparaît n’a pas la même signification qu’une douleur qui baisse avec le retour de la force. Mentionnez les épisodes précédents, leur durée et la façon dont ils se sont résolus. Évitez de résumer toute l’histoire par “j’ai mal partout” ou “mon IRM est mauvaise”, non parce que votre plainte serait moins légitime, mais parce que le spécialiste a besoin de localiser et d’ordonner les phénomènes. Une ligne du temps sur une feuille, avec cinq ou six événements maximum, constitue souvent le support le plus efficace pendant l’échange.

Décrivez la douleur sans chercher le mot parfait

Le médecin vous demandera généralement où la douleur commence, où elle se propage, si elle reste d’un seul côté et ce qui la déclenche. Vous pouvez dessiner son trajet sur une silhouette ou montrer les zones avec votre main. Précisez si la sensation ressemble plutôt à une brûlure, une décharge électrique, un étau, une crampe, une pesanteur ou un élancement, mais ne vous inquiétez pas si aucun terme ne convient exactement. Indiquez l’intensité habituelle et la plus forte sur une échelle de zéro à dix, en donnant surtout un exemple fonctionnel : interruption du sommeil, impossibilité de rester assis, limitation du périmètre de marche ou arrêt d’une activité professionnelle.

Notez ce qui aggrave ou soulage : position debout, assise, toux, marche, flexion, repos, chaleur ou médicament. Distinguez autant que possible la douleur du dos de celle d’un bras ou d’une jambe. Signalez les horaires particuliers, comme une douleur nocturne inhabituelle ou une raideur au réveil, ainsi que les symptômes généraux tels que fièvre, fatigue marquée ou perte de poids involontaire. Ces éléments ne permettent pas de poser seul un diagnostic, mais ils aident à repérer les situations qui demandent une évaluation différente. Ne minimisez pas une douleur parce qu’elle varie d’un jour à l’autre : expliquez plutôt la fréquence des bons et des mauvais jours.

Ne négligez pas la force, la sensibilité et l’équilibre

Les symptômes neurologiques ne se limitent pas à la douleur. Préparez des exemples de gestes devenus difficiles : boutonner une chemise, tourner une clé, porter un sac, se mettre sur la pointe des pieds, monter un escalier, relever l’avant du pied ou tenir un objet sans le laisser tomber. Une impression de fatigue générale n’est pas identique à une perte de force localisée ; le médecin vous aidera à faire la différence par l’examen. Mentionnez également les fourmillements, engourdissements, sensations de froid ou zones moins sensibles, en montrant précisément leur emplacement. Si une gêne concerne les deux côtés, dites lequel a commencé en premier et lequel prédomine.

Pour les troubles de la marche, décrivez la distance que vous pouvez parcourir, le besoin de vous asseoir, les chutes, la sensation d’instabilité ou l’usage récent d’une canne. Si un proche a remarqué un changement que vous ne percevez pas, son observation peut être utile. Les troubles urinaires ou intestinaux nouveaux, une perte de sensibilité du périnée, une faiblesse brutale ou rapidement progressive nécessitent une évaluation médicale urgente et ne doivent pas attendre un rendez-vous programmé. De même, un trouble soudain de la parole, une paralysie d’un côté, une perte de connaissance ou une céphalée brutale inhabituelle justifient de contacter immédiatement les services d’urgence locaux.

Expliquez l’impact réel sur votre quotidien

Deux personnes présentant une image similaire peuvent vivre des situations très différentes. Pour comprendre la vôtre, le spécialiste doit savoir ce que les symptômes ont changé dans votre vie. Notez les activités limitées : sommeil, toilette, conduite, travail, sport, soins aux enfants, déplacements, concentration ou vie sociale. Donnez des mesures simples : nombre d’heures de sommeil, durée assise tolérée, distance de marche, jours d’arrêt de travail ou fréquence des réveils nocturnes. Ces repères rendent l’évolution plus facile à suivre et permettent de discuter d’objectifs concrets plutôt que d’une promesse irréaliste de disparition absolue de toute gêne.

Précisez votre profession et les contraintes physiques ou cognitives qui l’accompagnent. Un traitement doit être envisagé dans le contexte de votre activité, de vos responsabilités et de votre environnement. Signalez aussi si la douleur ou l’incertitude a un impact important sur votre moral ; cela ne signifie pas que les symptômes sont imaginaires. Une prise en charge complète tient compte du sommeil, de l’anxiété, de la peur du mouvement et des stratégies déjà mises en place. Enfin, dites clairement ce que vous espérez obtenir du rendez-vous : comprendre un examen, confirmer un diagnostic, discuter d’une intervention, organiser un suivi ou demander un second avis. Cette attente guidera la conversation.

Faites la liste exacte des traitements essayés

Apportez vos ordonnances et notez ce que vous prenez réellement, y compris les médicaments sans ordonnance, compléments, plantes, injections et traitements ponctuels. Pour chaque produit, indiquez si possible le nom, la dose, le nombre de prises et depuis quand vous l’utilisez. Signalez les traitements interrompus, la raison de l’arrêt et les effets indésirables ressentis. Cette précision est importante : dire qu’un traitement “n’a pas marché” ne permet pas de savoir s’il a été pris assez longtemps, à la dose prévue, ou s’il a dû être arrêté rapidement. Ne modifiez ni n’interrompez un médicament prescrit avant le rendez-vous sans avis du professionnel qui le suit.

Résumez également les traitements non médicamenteux : séances de rééducation, exercices, infiltrations, immobilisation, adaptation du poste de travail ou prise en charge de la douleur. Notez le nombre de séances, la période et l’effet observé, même temporaire. Une amélioration de quelques jours après une infiltration peut apporter une information différente d’une absence totale d’effet. Si vous avez reçu un dispositif implanté, une prothèse ou du matériel chirurgical, apportez la carte correspondante lorsque vous en possédez une. Cette liste aide le médecin à éviter les répétitions inutiles, à vérifier les interactions et à comprendre ce qui a déjà été tenté avant d’envisager la suite.

Antécédents, allergies et opérations : dites l’essentiel sans rien cacher

Préparez une liste de vos maladies importantes, interventions, hospitalisations et allergies connues. Les antécédents cardiovasculaires, respiratoires, rénaux, hépatiques, diabétiques, infectieux, hémorragiques ou anesthésiques peuvent influencer les examens et les traitements envisagés. Mentionnez les anticoagulants, antiagrégants et traitements qui modifient l’immunité. Signalez une grossesse connue ou possible avant un examen d’imagerie ou un traitement. Si vous avez déjà subi une opération du cerveau, de la colonne ou des nerfs, apportez le compte rendu opératoire et, si disponible, le compte rendu anatomopathologique. La date et le niveau opéré sont particulièrement utiles pour comparer l’état actuel.

Les habitudes de vie sont abordées pour évaluer les risques et organiser les soins, non pour juger. Vous pouvez noter votre consommation de tabac, d’alcool ou d’autres substances, votre niveau d’activité et les aides dont vous disposez à domicile. Indiquez si vous vivez seul, si un proche peut vous accompagner après un examen ou une éventuelle intervention, et si votre logement comporte des escaliers difficiles. Ces informations ne décident jamais à elles seules d’un traitement, mais elles permettent d’anticiper la récupération et de proposer des solutions réalistes. Si un sujet vous met mal à l’aise, demandez à en parler confidentiellement avec le médecin.

Préparez cinq questions prioritaires

Une consultation peut apporter beaucoup d’informations nouvelles. Écrivez vos questions avant de venir et placez les plus importantes en tête. Commencez par demander ce que le médecin pense être la cause la plus probable des symptômes et quels éléments soutiennent cette hypothèse. Demandez ensuite si l’anomalie de l’imagerie correspond bien à ce que vous ressentez. Lorsque plusieurs options existent, demandez les bénéfices attendus, les limites, les risques, les alternatives et les conséquences possibles d’une simple surveillance. Vous pouvez aussi demander ce qui permettrait de juger qu’un traitement fonctionne et dans quel délai une réévaluation est prévue.

Si une intervention est discutée, il est raisonnable de demander son objectif précis : soulager une douleur irradiée, préserver ou récupérer une fonction, traiter une compression, obtenir un diagnostic tissulaire, ou stabiliser une structure. Interrogez le médecin sur les suites habituelles, la durée d’hospitalisation estimée, les restrictions, la reprise des activités et les signes qui doivent conduire à consulter. Une estimation reste une estimation et dépend de votre situation. Demandez enfin qui contacter en cas de question après le rendez-vous. Inutile de préparer vingt questions techniques : cinq priorités, accompagnées d’un espace pour noter les réponses, sont plus faciles à utiliser.

  • Quelle est l’hypothèse principale et qu’est-ce qui reste à confirmer ?
  • L’imagerie explique-t-elle réellement mes symptômes ?
  • Quelles sont les options, y compris l’absence d’intervention immédiate ?
  • Quel bénéfice concret peut-on attendre et quels sont les principaux risques ?
  • Quels signes doivent m’amener à demander une aide urgente ?

Venir accompagné : dans quelles situations cela aide

Vous pouvez venir avec une personne de confiance si vous le souhaitez et si les règles du cabinet le permettent. Sa présence peut être utile lorsque les symptômes rendent les déplacements difficiles, lorsque l’histoire médicale est longue, ou quand l’annonce d’un diagnostic risque de rendre la mémorisation plus difficile. Choisissez une personne capable d’écouter sans parler à votre place. Avant le rendez-vous, expliquez-lui ce que vous attendez : prendre des notes, rappeler une date, aider à poser une question ou simplement être présente. Le médecin s’adressera d’abord à vous et pourra demander votre accord avant d’aborder certains éléments confidentiels.

Un accompagnant ne remplace pas un interprète professionnel lorsqu’une traduction précise est nécessaire. Si vous avez besoin d’une aide linguistique, signalez-le au cabinet avant la consultation afin d’identifier la solution la plus sûre. Pour un enfant, une personne dépendante ou un patient ayant des troubles cognitifs, apportez les informations sur le représentant légal et les documents demandés. Si vous préférez venir seul, vous pouvez demander l’autorisation de prendre des notes ou recevoir un résumé des prochaines étapes. L’essentiel est que vous puissiez comprendre les décisions et les consignes, pas de retenir chaque terme technique prononcé.

Le jour du rendez-vous : quelques détails pratiques

Vérifiez l’adresse, le trajet et l’heure la veille. Pour un premier rendez-vous, arriver quelques minutes en avance permet de compléter les informations administratives sans stress. Portez des vêtements confortables qui facilitent l’examen de la zone concernée et la réalisation de mouvements simples. Utilisez vos lunettes, appareils auditifs ou aides à la marche habituels. Ne venez pas à jeun sauf si une consigne explicite vous a été donnée pour un examen ou un geste spécifique. Continuez vos traitements habituels selon l’ordonnance, sauf instruction médicale contraire.

Gardez votre téléphone chargé si vos images sont accessibles par un code reçu par SMS, mais ne comptez pas uniquement sur une connexion instable. Informez le secrétariat de toute difficulté de mobilité ou besoin d’accessibilité. En cas de retard important ou d’empêchement, prévenez le cabinet dès que possible afin que l’agenda puisse être ajusté. Si vos symptômes se sont brutalement aggravés depuis la prise du rendez-vous, ne vous contentez pas d’attendre la consultation : contactez un service médical pour déterminer le degré d’urgence. Un rendez-vous programmé n’est pas un dispositif d’urgence.

Comment se déroule généralement l’entretien

La consultation commence habituellement par le motif de votre venue et votre histoire. Le spécialiste pose des questions ciblées, puis examine selon la situation la force, la sensibilité, les réflexes, la coordination, l’équilibre, la marche ou certains mouvements du rachis. Cet examen sert à localiser une éventuelle atteinte et à vérifier si les images lui correspondent. Il peut être normal malgré une douleur réelle, ou révéler un signe que vous n’aviez pas identifié. Le médecin relit ensuite les examens disponibles. L’ordre peut varier et certains tests ne sont pas nécessaires pour tous les patients.

À la fin, le médecin formule une synthèse : ce qui paraît probable, ce qui est rassurant, ce qui demande une vérification et quelles options peuvent être discutées. Il peut proposer une surveillance, un traitement médical, une rééducation, un examen complémentaire, l’avis d’une autre spécialité ou, dans certaines situations, une intervention. L’orientation vers un neurochirurgien ne signifie donc pas qu’une opération sera recommandée. La décision dépend de la concordance entre symptômes, examen et imagerie, de l’évolution, du rapport bénéfice-risque et de vos préférences après une information adaptée.

Si un examen complémentaire est demandé

Un examen supplémentaire n’est pas forcément le signe d’une situation grave. Il peut être demandé parce que l’imagerie est ancienne, qu’elle ne couvre pas la bonne zone, qu’une séquence manque, ou que la situation a évolué. Demandez quelle question l’examen doit résoudre, où il peut être réalisé et s’il nécessite une préparation. Pour une IRM, signalez tout implant, dispositif métallique, éclat métallique ancien, intervention récente, insuffisance rénale, grossesse possible ou difficulté importante dans les espaces clos. Le service d’imagerie effectuera son propre questionnaire de sécurité et décidera des précautions nécessaires.

Pour un scanner utilisant un produit de contraste, les antécédents de réaction et certaines maladies rénales doivent être signalés. Ne concluez pas vous-même qu’un produit est interdit : fournissez les informations et laissez le radiologue évaluer le contexte. Demandez comment récupérer les images et le compte rendu, puis prenez le rendez-vous de suivi nécessaire pour les interpréter avec le médecin qui les a prescrits. Un résultat d’imagerie reçu sur une application ne doit pas être interprété isolément ; les mots employés décrivent des observations radiologiques qui doivent être replacées dans votre situation clinique.

Si une intervention est envisagée, prenez le temps de comprendre

Une proposition opératoire doit être reliée à un objectif clairement formulé. Demandez quels symptômes l’intervention cherche à améliorer et lesquels peuvent persister. La récupération d’un nerf dépend notamment de la nature et de la durée de l’atteinte ; aucune discussion sérieuse ne peut promettre un résultat identique pour tous. Le spécialiste vous expliquera les risques généraux et spécifiques, les alternatives et les suites attendues. N’hésitez pas à reformuler avec vos mots : “Si je comprends bien, le but principal est…” Cette technique permet de corriger immédiatement un malentendu.

Vous pouvez demander un délai de réflexion lorsque la situation n’est pas urgente et solliciter un second avis. Informez le médecin de vos contraintes professionnelles, familiales ou géographiques afin d’anticiper l’organisation. Si des documents de consentement vous sont remis, lisez-les et notez vos questions. Ne vous fiez pas uniquement aux témoignages trouvés en ligne : ils décrivent des situations individuelles et ne permettent pas de prédire votre résultat. Une bonne décision est une décision médicalement justifiée, comprise et compatible avec vos valeurs, pas une décision prise sous l’effet de la peur ou d’une image impressionnante.

Après la consultation : transformez les informations en plan d’action

Avant de quitter le cabinet, vérifiez que vous connaissez la prochaine étape : traitement, examen, surveillance, rendez-vous de contrôle ou orientation. Notez le délai et la personne à contacter. Si une ordonnance vous est remise, demandez comment prendre le traitement et quels effets indésirables importants doivent être signalés. Conservez ensemble le compte rendu, les prescriptions et vos notes. Informez votre médecin traitant ou le professionnel qui coordonne vos soins selon les modalités prévues, car il garde une vision globale de votre santé et peut aider à mettre en œuvre les recommandations.

Dans les jours suivants, observez l’évolution à l’aide de repères simples plutôt que de vérifier constamment chaque sensation. Vous pouvez suivre la marche, le sommeil, la force dans un geste précis ou la fréquence d’une douleur. Respectez les consignes reçues et ne transposez pas à votre cas un conseil donné à une autre personne. Si une information vous paraît contradictoire, demandez une clarification au cabinet plutôt que de modifier seul le plan. Enfin, gardez à portée de main les signes d’alerte expliqués par le médecin et les numéros d’urgence locaux.

Les erreurs fréquentes à éviter

La première erreur est de venir uniquement avec une photographie du compte rendu ou une phrase recopiée. La deuxième consiste à consacrer toute la consultation à l’image sans décrire l’évolution fonctionnelle. La troisième est d’oublier les médicaments et les opérations antérieures. D’autres obstacles sont plus discrets : vouloir donner chaque détail avant d’expliquer le motif principal, employer des termes trouvés sur internet sans être certain de leur sens, ou taire une inquiétude par peur de paraître anxieux. Le médecin peut mieux répondre à une peur exprimée qu’à une question gardée pour la fin.

Évitez aussi de demander une validation immédiate d’une solution décidée à l’avance. Une consultation spécialisée sert à évaluer, pas à confirmer automatiquement une opération ou un traitement particulier. Ne vous découragez pas si la réponse comporte une part d’incertitude : en médecine, la surveillance et la réévaluation peuvent être des choix actifs. Enfin, ne retardez jamais une demande d’aide urgente pour compléter un dossier parfait. Une faiblesse brutale, des troubles sphinctériens nouveaux, une perte de sensibilité du périnée, un trouble soudain de la parole ou de la conscience doivent conduire à contacter rapidement les services d’urgence.

Votre checklist la veille du rendez-vous

La veille, utilisez une liste courte. Vérifiez le lieu et l’heure, placez les examens et les ordonnances dans votre sac, testez l’accès numérique aux images, puis relisez votre chronologie et vos cinq questions. Ajoutez les coordonnées du médecin traitant et les allergies. Si vous venez accompagné, confirmez le trajet et le rôle de la personne. Cette organisation doit rester légère : elle sert à diminuer la charge mentale, pas à créer une nouvelle source d’inquiétude. Même si certains documents manquent, la consultation peut souvent commencer ; signalez simplement ce qui n’a pas pu être obtenu.

Au moment de partir, prenez vos lunettes, vos aides techniques et tout document administratif demandé. Gardez une bouteille d’eau et prévoyez un peu de marge pour le trajet. Surtout, rappelez-vous que vous n’avez pas à produire vous-même une interprétation médicale. Votre responsabilité est de fournir des informations aussi exactes que possible et de poser vos questions ; celle du spécialiste est d’examiner, relier les données et expliquer. Cette répartition rend la consultation plus sereine et plus utile.

  • Dossier d’imagerie complet et comptes rendus
  • Liste des traitements, allergies et antécédents
  • Chronologie d’une page avec les changements importants
  • Cinq questions classées par priorité
  • Adresse, heure, trajet et modalités d’accès vérifiés

Sources médicales

Pour aller plus loin

Guide rédigé à partir de références institutionnelles et relu pour rester informatif, prudent et accessible.

Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale. En cas de symptômes soudains ou sévères, contactez les services d’urgence.
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